Pendant que l'eau boue et s'évapore
P'tit Louis s'réveille puis se rendort
Ca lui demande certains efforts
L'école il aime moins que le sport
A l'heure où la journée démarre
La môme Lola reste au plumard
C'est l'hiver la pluie le brouillard
En classe on n'y est jamais trop tard
L'école c'est pas pour les pinsons
Qui préfèrent siffler des chansons
C'est la geôle pour les oisillons
Aux ailes fragiles de papillons
Pourquoi qu'on les sort du coton
Des nuages où leurs yeux s'en vont
Là où il y a les avions
Entre leur chaise et Pluton
Pendant qu' Gaston est au tableau
Moi j'rêve d'aller jouer dans l'préau
Même si c'est tant pis qu'i' fait pas beau
J'mettrai ma cape, je s'rai Zorro
J'vais à l'école pour les copains
Quand la récré sonne c'est trop bien
Bon, c'est vrai, y'a la directrice
Elle aime pas l'foot! Et elle nous visse.
L'école c'est pas pour les pinsons
Qui préfèrent siffler des chansons
C'est la geôle pour les oisillons
Aux ailes fragiles de papillons
Pourquoi qu'on les sort du coton
Des nuages où leurs yeux s'en vont
Là où il y a les avions
Entre leur chaise et Pluton
Un jour je s'rai dans les nuages
Je conduirai mon propre vaisseau
J'rendrai aux enfants leurs images
Je serai leur super héros
C'est pas drôle d'gâcher tout ce temps
A faire de trucs barbants de grands
Comme si la vie c'est d'puis un banc
D'école qu'on l'apprenait vraiment
Enfin i' fait beau, y'a des fleurs
Dans le vase de l'instituteur
Ca veut dire qu'on est au mois d'juin
C'est les vacances le mois prochain :o)
Là Las là
Quand le monde s'endort est-il meilleur
Est-ce qu'il s'apaise ou est-ce qu'il meurt?
Quand le monde s'endort n'a-t-il plus peur
Du côté sombre de son coeur?
Quand le monde s'endort cache-t-il les pleurs
Des bonheurs enfuis, de ses malheurs?
Quand le monde sort de sa torpeur
Ca donne le pire et le meilleur
J'en suis là, là, là, là
Pas plus avancé qu'çà
J'en suis là, là, là, là
Mais jamais las de toi
Le monde endormi à la chaleur
De deux corps qui ne font qu'un seul coeur
Le monde endormi a la douceur
D'un chant d'alizé à l'équateur
Mais le monde aussi a la pâleur
De la lune d'un hiver sans coeur
Le monde aussi à la froideur
De la mort qui cherche l'âme soeur
J'en suis là, là, là, là
Pas plus avancé qu'çà
J'en suis là, là, là, là
Mais jamais las de toi
Il a regard collé voyeur
Au judas du téléviseur
Il dort debout merle siffleur
Qui laisse le monde à des acteurs
Qu'il dorme, qu'il vive à cent à l'heure
C'est le même ici ou ailleurs
Alors je préfère le monde avec des fleurs
Des poésies et des couleurs
J'en suis là, là, là, là
Pas plus avancé qu'çà
J'en suis là, là, là, là
Mais jamais las de toi
Au coucher su soleil
Oui je me fous du temps qui passe
Passé sans vous ce temps me lasse
Nos rendez-vous me rendent fou
Fou de ce temps passé sans vous
Me rendent fou
Laissez je vous en prie de grâce
Pour que notre histoire se prélasse
Juste de quoi poser mon coeur
Au bord de nos lèvres qui s'effleurent
Au coucher du soleil
Au coucher du soleil
Je ne peux prendre les menaces
Au sérieux car le temps passe
Si vous saviez ce qu'il m'en coûte
De laisser s'immiscer le doute
Ce qu'il m'en coûte
Laissez je vous en prie de grâce
Pour que notre histoire se prélasse
Juste de quoi poser mon coeur
Au bord de nos lèvres qui s'effleurent
Au coucher du soleil
Au coucher du soleil
Vous murmurez à mon oreille
Des mots chauds comme votre soleil
Ces instant prennent la fuite
Je veux les retrouver vite
Les retrouver vite
Laissez je vous en prie de grâce
Pour que notre histoire se prélasse
Juste de quoi poser mon coeur
Au bord de nos lèvres qui s'effleurent
Au coucher du soleil
Au coucher du soleil
Applaudissez l'univers
Qui regarde le ciel, le soir, et les étoiles?
Qui se jette dans le bleu de la nuit
Les yeux dans la toile de l'infini?
Les ombres se faufilent
Entre mille astres d'argent
Toutes ces vies de brindilles
Dispersées dans la nuit des temps
Applaudissez l'univers pour sa mise en scène,
Sa mise en scène
On y verra que du vert dessous la scène,
Dessous la scène
Fragiles les pissenlits, soufflés comme les bougies
Insouciants les hommes passant
Du printemps à l'hiver suivant,
Qui s'endorment pour de bon, les souvenirs au fond
S'éteignent comme les chandelles
Rappel que la vie était belle
Applaudissez l'univers pour sa mise en scène,
Sa mise en scène
On y verra que du vert dessous la scène,
Dessous la scène
Déployez les trésors, découverts, alanguis
Juste au bord de nos sentiments gris
Pour se faire des couleurs, des amis
Puis regarder le ciel, le soir, main dans la main
Et se jeter du haut de chaque jour
A corps perdu, à son tour
Applaudissez l'univers pour sa mise en scène,
Sa mise en scène
On y verra que du vert dessous la scène,
Dessous la scène
Elle s'en fout la vie !
La vie est mal faite
Pour celui ou celle qui
A dans la tête
Un grain de folie
Plus d'une amourette
Une love story
L'histoire se répète
La vie est mal faite
La vie s'entête
Sans crier gare
Alors elle jette
Au détour d'un regard
Un soir de fête
Presque das le noir
Deux coeurs
Dans une seule histoire... oui mais
Elle s'en fout la vie!
Elle s'en fout la vie!
Elle s'en fout la vie!
Elle s'en fout la vie!
Je suis cran
J' tiendrai plus longtemps
Je suis en love
Tombé pile dedans
Je t'ai dans le sang
Dans le mille, troublant
Dans le rouge,
Mon coeur tout le temps... oui mais
Elle s'en fout la vie!
Elle s'en fout la vie!
Elle s'en fout la vie!
Elle s'en fout la vie!
Elle s'en fout la vie!
Elle s'en fout la vie!
Elle s'en fout la vie!
Elle s'en fout la vie!
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Toutes les paroles du premier album:
Le pré de la voisine
(paroles et musiques de Yann)
Anabelle
J’étais amoureux fou d’elle, j’avais dans le dos des ailes
J’aurais tout donné, fait du zèle pour Anabelle
J’ l’aurais juré sur les couleurs de l’arc-en-ciel
Anabelle, j’ai cru que tu tenais à moi ‘nabelle
Que tu t’entichais de mon style inimitable
De dessous de table, pitoyable
C’est moche au matin elle me quitte, quelle bamboche, j’ai pris une cuite
J’ai pas pu danser ce dernier slow avec Anabelle
Pour me remplacer, y’avait ce jeune homme spirituel
Anabelle, j’ai cru que tu tenais à moi ‘nabelle
Que tu t’entichais de mon style inimitable
De dessous de table, lamentable
Pour la énième fois je sonne, j’ place mes espoirs dans l’interphone
Où je crie des mots, où je bêle comme un idiot
J’ai perdu la boule, et mon temps et mes kilos
Anabelle, j’ai cru que tu tenais à moi ‘nabelle
Que tu t’entichais de mon style inimitable
De dessous de table, un peu minable
C’est bien joli les coups de foudre, dans les yeux ça fait de la poudre
D’ la coupe à tes lèvres, y’a une trotte, y’a mes rêves
Y’en a qui s’en moquent mais y’en a qui en crèvent
Anabelle, j’ai cru que tu tenais à moi ‘nabelle
Que tu t’entichais de mon style inimitable
De dessous de table, impayable
Le pré de la voisine
Quand c’est l’autre c’est chaud
Quand c’est toi c’est froid
Quand c’est l’autre c’est beau
Quand c’est toi je ne vois pas
Quand c’est l’autre j’y crois
Quand c’est toi je ne rêve plus
Quand l’autre me voit
Je ne te regarde plus
L’histoire recommencera
Avec une autre que toi
Je suis sûr que tout ira
Pour le mieux tu verras
Tu te convaincs du contraire
Tu me dis que c’est moi
Qui ne sait pas me satisfaire
De ce que j’ai sous les doigts
Notre vie me semblait déserte
Est-ce que l’histoire se termine ?
L’herbe est toujours plus verte
Dans le pré de la voisine
Où je compte les moutons
Le soir mais plus dans mon lit
Où je compte les brins de gazon
Qui me séparent de ta prairie
Quand c’est l’autre mon cœur
Vit des bas et des hauts
Quand c’est toi le menteur
Que je suis est au repos
Quand c’est l’autre je crève
Quand c’est toi je dors bien
Quand c’est toi je sais
Que je ne rêve pas en vain
A la fin de l’histoire
Tout compte fait je suis resté
J’ai voulu me faire croire
A un conte de fées
Je me suis réveillé
Comme tous les matins
Dans tes bras enserré
Et je me sentais bien
Notre vie me semblait déserte
Est-ce que l’histoire se termine ?
L’herbe est toujours plus verte
Dans le pré de la voisine
Où je compte les moutons
Le soir mais plus dans mon lit
Où je compte les brins de gazon
Qui me séparent de ta prairie
Les gens
Les gens, les gens, les gens, les gens
Les gens courent après l’argent
Ne savent plus si c’est important
Ne savent même plus si c’est urgent
Les gens ne prennent pas le temps
De s’ laisser faire de temps en temps
De laisser passer le temps
Ce tourbillon permanent
C’est une fuite en avant
Les gens, les gens, les gens, les gens
Les gens veulent être au premier rang
Ils pensent qu’ils sont épatants
Se pressant pour être devant
Ils oublient ce qu’ils sont vraiment
Ils s’entassent, petits harengs,
Se piétinent, c’est étouffant
Ce tourbillon permanent
C’est une fuite en avant
Les gens, les gens, les gens, les gens
Les gens parfois à quarante ans
Se rappellent tous les bons moments
Alors plaquent tout en souriant
Enfin, ils prennent leur temps
Les gens, les gens, les gens, les gens
Les gens sont déconcertants
Ce départ au gré des vents
C’est une suite en rêvant
Vagabond des temps modernes
Vagabond des temps modernes, un peu vaque à l’âme
Pas dans le ton parfois terne, un peu flou dans la trame
Et si je n’ai qu’un don, c’est louper le coche
Courir un marathon à côté d’ mes galoches
Les regards de reproche à mon intention
Me disent que je n’ai pas écouté la question
Si cette réunion avait un intérêt
Comme de parler d’amour ou de ta beauté
J’ai la tête dans les nuages, l’esprit occupé
A des rêves de passage qui n’arriveront jamais
Mon regard vers le ciel, je ne pense à rien
A rien d’autre que ma belle et je me sens bien
Là derrière mon bureau des faubourgs populaires
J’entame la révolution du nouveau millénaire
Piratant les bastilles de l’argent tout puissant
La bataille est futile devant mon écran
J’ai la tête dans les nuages, l’esprit occupé
A des rêves de passage qui n’arriveront jamais
Mon regard vers le ciel, je ne pense à rien
A rien d’autre que ma belle et je me sens bien
Dans ma tête les citrouilles se changent en carrosse
Ce monde fout la trouille quand on est resté gosse
En attendant que les rêves ravivent la flamme
J’errerai sans trêve, vagabond vaque à l’âme
J’ai la tête dans les nuages, l’esprit occupé
A des rêves de passage qui n’arriveront jamais
Mon regard vers le ciel, je ne pense à rien
A rien d’autre que ma belle et je me sens bien
Vacances en dictature
Seriez-vous allés en vacances à Berlin
Dans les années 30, auriez-vous trouvé bien
D’aller planter sa tente dans une dictature ?
Il y an a que ça tente, moi je trouve ça immature
Djerba c’est très sympathique comme villégiature
Dès qu’on oublie qu’ici y’a des gens qu’on emmure
Seulement les Tunisiens, pas vous, je vous rassure
Qu’on enferme pour un rien, pour un mot qu’on torture
Trois semaines par an, je veux un soleil radieux
Des plages de sable blanc, un hôtel luxueux
J’ai besoin de chaleur, je cherche un paradis
Pas trop loin de Paris, il y a la Tunisie
Pour les prochaines vacances il faut que je me ravise
Djerba c’est épatant mais y’a aussi Venise
Ce n’est pas que ça me tente toute cette eau qui croupit
Mais je préfère que ce soit l’eau que les hommes du pays
Evidemment c’est dur de trouver l’ bon endroit
Où un salaud en costume ne sévit pas
Quand ce n’est pas un barbu qui impose sa loi
Ma parole ils voudraient que j’ reste en vacances chez moi
Pour choisir l’ bon endroit où dorer sa pilule
Y’a l’embarras du choix en destinations nulles
On peut bronzer idiot mais pas bronzer salaud
Et puis trop de soleil c’est mauvais pour la peau
En parcourant la Terre sur la mappemonde
J’ai l’humeur sur les nerfs et mes nausées abondent
Les nations Ben Ali prospèrent sur la planète
Tant qu’à faire autant pas aller y faire la fête
Pour choisir l’ bon endroit où dorer sa pilule
Y’a l’embarras du choix en destinations nulles
On peut bronzer idiot mais pas bronzer salaud
Et puis trop de soleil c’est mauvais pour la peau
Egosystème
Quelque part, sournois, dans l’écosystème,
Prolifère en moi un ego système,
Condition sine qua non mais humaine
Sans foi ni loi, je me fais de la peine
De vocation, je suis un boulet,
Heureux quand je me mets à siffler,
Aux oreilles des têtes gonflées d’ambition,
Ma chanson en canon et en demi-ton
J’ai des bouches à rembourser, une voiture à nourrir,
Une marmite à honorer, des dettes à faire bouillir,
Mais j’ai aussi…
Des plans en Espagne, des châteaux sur la comète
Des chimères à me faire et des films plein la tête
Des rêves à changer, un monde à réaliser
Une flamme à t’aimer et mon enfant à déclarer
Des plans en Espagne, des châteaux sur la comète
Des chimères à me faire et des films plein la tête
Des rêves à changer, un monde à réaliser
Une flamme à t’aimer et mon enfant à déclarer
Au bout de la chaîne, soudaine, une flemme,
M’agite en tous sens, me poussant à rien
Pas d’entrain, je me traîne, économie du geste,
Plonge dans mes coussins dans une longue sieste
J’ai des bouches à rembourser, une voiture à nourrir,
Une marmite à honorer, des dettes à faire bouillir,
Mais j’ai aussi…
Des plans en Espagne, des châteaux sur la comète
Des chimères à me faire et des films plein la tête
Des rêves à changer, un monde à réaliser
Une flamme à t’aimer et mon enfant à déclarer
Des plans en Espagne, des châteaux sur la comète
Des chimères à me faire et des films plein la tête
Des rêves à changer, un monde à réaliser
Une flamme à t’aimer et mon enfant à déclarer
Mes élucubrations, rêveries paresseuses
Font moins mal au fond, sont moins dangereuses
Elles flânent dans ma tête et n’ont besoin de rien
Loin de tes envies qui tu assouvis en vain
J’ai des bouches à rembourser, une voiture à nourrir,
Une marmite à honorer, des dettes à faire bouillir,
Mais j’ai aussi…
Des plans en Espagne, des châteaux sur la comète
Des chimères à me faire et des films plein la tête
Des rêves à changer, un monde à réaliser
Une flamme à t’aimer et mon enfant à déclarer
Des plans en Espagne, des châteaux sur la comète
Des chimères à me faire et des films plein la tête
Des rêves à changer, un monde à réaliser
Une flamme à t’aimer et mon enfant à déclarer
Mathieu lunaire a toujours l’air suspendu en l’air
Absent d’ici et d’ailleurs, de la lune a la couleur
Ses yeux grands comme un océan si bleus que le ciel paraît blanc
Se perdent dans la voie lactée, t’es dans la lune car tu sais
Les sélénites ont l’antidote, la pierre bénite des nyctalopes
La kryptonite n’a plus la cote depuis que Superman se dope
Les sélénites ne manquent pas d’air, ils se moquent des gens terre à terre
Et s’envoient au fond des cratères, en l’air au clair de la Terre
Mathieu lunaire un jour a pris la navette et atterri
Au cœur d’une terrienne jolie, il n’est jamais reparti
Les sélénites ont l’antidote, la pierre bénite des nyctalopes
La kryptonite n’a plus la cote depuis que Superman se dope
Les sélénites ne manquent pas d’air, ils se moquent des gens terre à terre
Et s’envoient au fond des cratères, en l’air au clair de la Terre
Le bonheur de Mathieu lunaire dura des années lumière
C’est que l’amour est éternel sur la Lune de miel
Les sélénites ont l’antidote, la pierre bénite des nyctalopes
La kryptonite n’a plus la cote depuis que Superman se dope
Les sélénites ont dans la hotte des trucs pour les nuits interlopes
L’amour qui s’y pique s’y frotte, Mathieu n’est plus lui-même, il flotte
Les sélénites ont l’antidote, la pierre bénite des nyctalopes
La kryptonite n’a plus la cote depuis que Superman se dope
Les sélénites ne manquent pas d’air, ils se moquent des gens terre à terre
Et s’envoient au fond des cratères, en l’air au clair de la Terre
J’ai loupé le bus pour aller au boulot, j’ m’en fous
J’ai marché des heures sans l’ voir sous des trombes d’eau, j’ m’en fous
J’ai mis des chaussettes différentes à mes pieds, j’ m’en fous
Le bouquet, c’est que j’ai pas mis mes souliers, et j’ m’en contrefous
Y’a ce truc qui bourdonne, qui chantonne "pauvre pomme !"
Un bidule dans mon bide qui bat et fait des bulles
La peau d’Fleur est tombée sur ma tête, j’ l’ai pas vu, c’est très bête
Non mais y’a pas de mal
Car c’est Fleur et c’est fête, c’est tout vu, je me jette à ses pieds
Enfin, à ses pétales
J’ai lu le journal à l’envers, ça s’est vu, j’ m’en fous
Je commande un café, je ne l’ai pas bu, j’ m’en fous
Mes amis s’angoissent, me disent « eh, tu n’ manges plus », j’ m’en fous
Les regards vers moi convergent dans la rue, et j’ m’en contrefous
Y’a ce truc qui bourdonne, qui chantonne "pauvre pomme !"
Un bidule dans mon bide qui bat et fait des bulles
La peau d’Fleur est tombée sur ma tête, j’ l’ai pas vu, c’est très bête
Non mais y’a pas de mal
Car c’est Fleur et c’est fête, c’est tout vu, je me jette à ses pieds
Enfin, à ses pétales
Y’a plus de saison, marmonne monsieur machin, j’ m’en fous
Les banalités du matin, des voisins, j’ m’en fous
Que le monde s’écroule demain sur mon chemin, j’ m’en fous
Y’a plus qu’ toi qui compte, et ça oui ça me rend fou mais tu t’en contrefous !
Y’a ce truc qui bourdonne, qui chantonne "pauvre pomme !"
Un bidule dans mon bide qui bat et fait des bulles
La peau d’Fleur est tombée sur ma tête, j’ l’ai pas vu, c’est très bête
Non mais y’a pas de mal
Car c’est Fleur et c’est fête, c’est tout vu, je me jette à ses pieds
Enfin, à ses pétales
Allergic aux canons de l'Amérique
Tout s’achète car tous se vendent
C’est ça la culture Disneyland
Riche et pauvre dans ghetto land
L’avenir c’est no man’s land
Je vis bien avec peu d’argent
Pour plus faut aimer trop de gens
Faire des concessions sans complexes
Jeter son frère comme un kleenex
Non je suis allergic aux canons de l’Amérique
Plantes carnivores et transgéniques
Allergic aux canons de l’Amérique
Entre silicone et barbituriques
Allergic aux canons de l’Amérique
Coups médiatiques à coups de fric
Allergic aux canons de l’Amérique
Au luxe chic du Titanic
Sans vouloir semer la panique… le hic c’est qu’
Titanic a coulé à pic
Aussi j’aimerais qu’on m’explique
Pourquoi je compte moins que ton fric
Non ma vie n’est pas un business
Et m’attendrir sur des coupures
Me mettrait en délicatesse
Avec l’amour et mon futur
Non je suis allergic aux canons de l’Amérique
Plantes carnivores et transgéniques
Allergic aux canons de l’Amérique
Entre silicone et barbituriques
Allergic aux canons de l’Amérique
Coups médiatiques à coups de fric
Allergic aux canons de l’Amérique
Au luxe chic du Titanic
Le matin devant ma glace
Mon visage souriant se fige
Dès que dans mon dos l’ange lige
Du dieu dollar fait la grimace
Sorry pour la leçon de morale
Mais trois quarts de l’humanité
A l’impression que libéral
Veut dire en anglais pauvreté
Non je suis allergic aux canons de l’Amérique
Plantes carnivores et transgéniques
Allergic aux canons de l’Amérique
Entre silicone et barbituriques
Allergic aux canons de l’Amérique
Coups médiatiques à coups de fric
Allergic aux canons de l’Amérique
Au luxe chic du Titanic
Basta con
Ils remplissent nos cervelles de coton
Et nous empaillent comme des pigeons
Nous rêvent dociles comme des moutons
Qui ne se posent pas plus de questions
Vu de ma fenêtre j’ai des hésitations
A la réflexion y’a quelque chose qui m’étonne
Mais si la télé sensation fonctionne
Ils ont raison de nous prendre pour des …
Basta, basta, basta con la télévision
Basta, basta, basta con les images à la tonne
Basta, basta, basta con les séries américonnes
Basta y’a trop de baston, plus d’imagination
Devant mon petit écran, que d’émotions
Pas grand-chose à se mettre sous les neurones
Il paraît qu’on demande ce qu’ils nous donnent
Que ce n’est pas un attrape-couillons
Vu de ma fenêtre je me pose des questions
A la réflexion y’a quelque chose qui me chiffonne
Mais si la télé sensation fonctionne
Ils ont raison de nous prendre pour des …
Basta, basta, basta con la télévision
Basta, basta, basta con les images à la tonne
Basta, basta, basta con les séries américonnes
Basta y’a trop de baston, plus d’imagination
Je rêve d’un jour sans image et sans son
Où nous cesserons d’être les dindons
Gobant les couleuvres et les moucherons
Du grand spectacle de l’information
Vu de ma fenêtre ça me donne des frissons
A la réflexion y’a quelque chose qui déconne
Mais si la télé sensation fonctionne
Ils ont raison de nous prendre pour des …
Basta, basta, basta con la télévision
Basta, basta, basta con les images à la tonne
Basta, basta, basta con les séries américonnes
Basta y’a trop de baston, plus d’imagination
Perdu dans les araucarias
Perdu dans les araucarias
Je me retourne et je vois
Le bleu de la mer qui se perd
Dans le bleu du ciel et j’espère
Que tu vois la même chose que moi
Que tu vois la même chose que moi
C’est un coin du paradis
Loin du monde
Où mon cœur a tant appris
J’ai pris la route de Saint-François
Qui monte jusqu’au ciel je crois
Là où les nuages s’accrochent
A l’endroit où est écrit sur la roche
Est-ce que tu vois la même chose que moi ?
Est-ce que tu vois la même chose que moi ?
C’est un coin du paradis
Loin du monde
Où mon cœur a tant appris
Aux premiers fanjans j’ai eu froid
Les nuages avaient raison de moi
Et nous n’avions pour seuls témoins
Que cette forêt de tamarins
Oh je vois la même chose que toi
Oh je vois la même chose que toi
C’est un coin du paradis
Loin du monde
Où mon cœur a tant appris
Ton monde a les couleurs du mien
Y’a toujours des demains qui chantent
Toujours tes mains tendues m’enchantent
Des promesses d’ivresse sans fin, tu dis enfin
Pourvu qu’on n’en meure pas de faim
Pourvu qu’on s’aime encore demain
Ton monde a les couleurs du mien
Y’a toujours des rêves de voyages
Des moments toi et moi pas sages
Des instants doux mais bien trop courts, yeux dans les yeux,
Pourvu qu’on s’aime quand on sera vieux
Pourvu qu’on s’aime encore demain
Ton monde a les couleurs du mien
Y’a toujours la maladie d’amour
Le seul mal après lequel on court
Tous nos frissons en disent autant qu’un long discours
Pourvu qu’on ne passe pas son tour
En hommage H. Salvador